J'apporte mon soutien à l'action caritative "2 mains rouges" au profit du Sidaction

(Article du 4 mai 2012) J-2. Le 2nd tour de l’élection présidentielle approche. Evous.fr publie pour la dernière fois les réponses d’un responsable UMP à certaines de vos questions. Ce vendredi, c’est à nouveau Pierre Yves Bournazel, conseiller de Paris et secrétaire national de l’UMP, qui se prête au jeu.
Vous avez posé de très nombreuses questions à celui qui est aujourd’hui dans la position du "président challenger". Elles portent sur votre quotidien de Parisien, de Francilien, ou sur des thématiques plus générales. Evous.fr a été contraint à une sélection drastique, par la suite transmise à l’UMP. Comme le 27 avril (lire l’article ci-dessous), c’est le conseiller régional, conseiller de Paris et secrétaire national de l’UMP Pierre Yves Bournazel qui répond à vos interrogations...
L’EMPLOI
Sophie : Demandeuse d’emploi de 42 ans, élevant seule ma fille de 15 ans, je viens de trouver un CAE (contrat d’accompagnement dans l’emploi). Malheureusement, je sais déjà qu’il n’y aura pas d’embauche car le poste ne peut exister sans l’aide de l’Etat... Pourquoi donc faire des contrats aidés si, au final, l’on se retrouve au point de départ ?
Pierre Yves Bournazel, conseiller de Paris et secrétaire national de l’UMP : La crise a ébranlé les structures de notre économie et détruit des milliers d’emplois en France et en Europe : le chômage a augmenté de 14% en France, de 56,6% au Royaume-Uni, et de 166% en Espagne. Nous avons donc fait de l’emploi notre priorité en mettant en place une série de dispositifs afin d’apporter une réponse à chaque situation. Il est beaucoup plus difficile de retrouver du travail lorsque l’on a décroché du marché de l’emploi. Les contrats aidés, de manière ciblée et temporaire permettent de maintenir ce lien.
Pour favoriser l’emploi, nous proposons d’alléger le coût du travail qui pèse sur les entreprises françaises. C’est tout l’enjeu de la fiscalité anti-délocalisation prônée par Nicolas Sarkozy, qui entend renforcer la compétitivité de nos entreprises en ne faisant plus peser le financement de notre protection sociale uniquement sur le travail. En transférant une part des cotisations sociales patronales vers cette fiscalité, nous protégerons nos emplois et nous soutiendrons l’activité de nos entreprises. La baisse des cotisations "famille" représente un gain de 13 milliards d’euros, dont 6,2 milliards d’euros pour les PME. En matière d’orientation et de formation, Nicolas Sarkozy propose d’engager un changement profond et ambitieux de notre système de formation professionnelle afin de mieux l’adapter à la réalité du marché du travail et de répondre aux attentes de nos concitoyens sans activité et des chefs d’entreprise qui désirent embaucher. Il souhaite que les chômeurs qui n’ont pas de perspective rapide de reprise d’emploi disposent d’un droit à la formation pour apprendre un nouveau métier ou acquérir de nouvelles compétences dans un secteur créateur d’emplois. En échange, ils devront accepter un emploi correspondant à cette nouvelle formation. Par ailleurs, il convient de favoriser l’alternance comme moyen de rapprocher les jeunes des entreprises industrielles innovantes. C’est pourquoi, Nicolas Sarkozy souhaite rendre obligatoire l’alternance en dernière année de baccalauréat professionnel et en CAP et développer fortement l’alternance et l’apprentissage à l’université. Pour être efficace, il désire également accompagner ces mesures d’un triplement des sanctions contre les entreprises de plus de 250 salariés qui ne respecteront pas les quotas de jeunes en apprentissage.
LA FISCALITÉ
Martine (et dianne37) : M. le Président, la suppression de la 1/2 part fiscale que vous avez mis en place notamment pour les veufs a de très lourdes conséquences financières pour de nombreuses personnes dont les veufs retraités. Cette disposition, à titre d’exemple, représente pour ce qui me concerne une augmentation d’impôts de plus de 200%. Prévoyez-vous de modifier le texte, du moins en ce qui concerne les petits revenus ?
P.-Y. Bournazel : La réduction du déficit public est un enjeu essentiel pour redonner à la France la pleine maîtrise de son destin. Grâce à l’action courageuse du président de la République, la France est en avance sur la trajectoire de réduction de son déficit. Pour parvenir à ce résultat, une vaste réflexion sur la fiscalité a été lancée. Le gouvernement a examiné l’ensemble des niches fiscales et leur efficacité afin de rendre notre système fiscal plus transparent et plus performant. A ce titre, la demi-part fiscale pour les veufs a été réaménagée. Cette dérogation répondait à l’origine au problème des veuves de guerre. Le gouvernement a donc tiré les conclusions de cette situation devenue obsolète en recentrant le dispositif sur les personnes seules ayant élevé leur enfant pendant 5 ans seules. Pour autant, des efforts sans précédents ont été réalisés en direction des personnes retraitées, en particulier pour les veufs. En 2007, Nicolas Sarkozy s’était engagé à revaloriser les petites retraites. Cet engagement a été tenu : en cinq ans, le minimum vieillesse a été revalorisé de 25% et le taux des pensions de réversion est passé de 54 à 60%.
CRISE DE LA DETTE
Franlo : Quelles mesures concrètes prendrez-vous pour réduire les frais de fonctionnement de l’État et participer ainsi activement au partage des efforts ?
P.-Y. Bournazel : Vous avez raison, la maîtrise des dépenses publiques est un enjeu crucial si la France souhaite être au rendez-vous de l’équilibre en 2016. En 5 ans, des efforts considérables ont été entrepris pour améliorer l’efficacité de nos services publics avec notamment la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la réforme de la carte judiciaire, la réforme de l’hôpital, la réforme de la carte militaire… Toutes ces réformes ont porté leurs fruits : pour la première fois depuis 30 ans, le budget de 2011 a permis de diminuer le montant de nos dépenses publiques par rapport à l’année précédente. Il nous faudra poursuivre sur cette voie. C’est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy continuera à faire de la réduction des dépenses publiques une de ses priorités en prévoyant 75 milliards d’économies. La règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera maintenue (excepté à l’école primaire). En concertation avec nos partenaires européens, la France stabilisera sa contribution au budget de l’Union européenne. Néanmoins, les efforts doivent être partagés et l’État ne doit pas être le seul à réduire son train de vie. Depuis 10 ans, la dette des collectivités locales, majoritairement à gauche, a augmenté de près de 40%. Dans la capitale, la dette a été multipliée par deux et la masse salariale a augmenté de 40% sur la même période. Il faudra donc que les collectivités réduisent aussi leurs dépenses en appliquant les principes que l’État s’est lui-même imposé ! En proposant une augmentation du nombre de fonctionnaires et 50 milliards de dépenses publiques supplémentaires, François Hollande généralise ce qui a échoué dans les collectivités locales.
Ced53800 : J’ai parcouru le programme de M. Sarkozy. Avec ce que vous promettez, êtes-vous sûr de pourvoir tenir vos engagements malgré la crise de la dette ?
P.-Y. Bournazel : Nicolas Sarkozy a tenu à présenter aux Français un projet clair et transparent. Ce projet, intégralement financé repose pour l’essentiel sur une réduction des dépenses publiques et une augmentation des recettes. J’ai pu évoquer précédemment les pistes proposées par Nicolas Sarkozy pour réduire les dépenses. 13 milliards d’euros de recettes nouvelles sont également prévues grâce notamment à une taxe sur les exilés fiscaux, une imposition minimale pour les grands groupes, la mise en place d’une taxe sur les transactions financières, ou encore l’augmentation de la fiscalité sur le capital. Nous avons bâti ce chiffrage sur des hypothèses de croissance réalistes afin d’être en mesure de tenir les engagements pris devant les Français. Nous aurions pu, comme le fait François Hollande, faire des prévisions de croissance beaucoup plus optimistes qui auraient cependant compromis un retour à l’équilibre budgétaire en 2016. La France s’était engagée sur une trajectoire de réduction de ses déficits : grâce à l’action de Nicolas Sarkozy et du gouvernement, ces engagements ont été tenus. Si le peuple nous fait confiance, nous poursuivrons sur ce chemin et mettrons en œuvre notre projet pour la France.
LE GRAND PARIS
BenjaminP : M. Sarkozy, vous avez porté l’idée du Grand Paris et je vous en remercie. Cependant, le projet va-t-il se borner au seul projet de train Grand Paris Express ? Depuis plusieurs années déjà, on ne vous entend plus parler de ce grand projet urbain que pourrait être le Grand Paris.
Pierre Yves Bournazel, secrétaire national de l’UMP : Paris a vocation à être une ville-monde à l’ère de la concurrence des grandes métropoles Londres, New-York, Tokyo, Shanghai… Le Grand Paris est avant tout une vision : celle d’une métropole ouverte sur le monde, dynamique sur le plan économique et culturel et exemplaire dans le domaine écologique. Ce projet est le résultat du travail de plusieurs équipes d’architectes qui ont chacune apporté leur contribution pour faire de Paris une métropole du XXIème siècle. L’acte I a effectivement été le projet de transport Grand Paris Express que nous avons porté. Plus de 30 milliards d’euros seront consacrés à la modernisation des lignes de transports et à la construction d’une nouvelle ligne de métro reliant les grands bassins économiques et de population de la région capitale. Pour autant, les problématiques de logement, d’écologie, d’aménagement urbain, de transports ne peuvent être traitées séparément : toute l’ambition du Grand Paris est de construire une stratégie de développement globale et cohérente pour faire de Paris une métropole intégrée. Nouer des liens entre la ville de Paris et les communes environnantes facilitera ainsi le désenclavement des territoires et leur redynamisation. On pourrait évoquer ici de multiples chantiers lancés par le Président de la République : le quartier des Batignolles accueillera prochainement le Tribunal d’Instance de la Ville de Paris. Le quartier de Balard accueillera le Ministère de la Défense ainsi qu’un centre hospitalier. Le plateau de Saclay, sur lequel nous avons mis énormément de moyens a vocation à être un pôle économique majeur du Grand Paris mêlant universités, PME innovantes, et grandes entreprises. Nous allons faire de la Plaine Saint Denis un pôle central en matière d’industries créatives.
LES RETRAITES
Rolbarth : Que comptez-vous faire pour les retraités ? Le coût de la vie est de plus en plus élevé et les fins de mois sont difficiles.
P.-Y. Bournazel : Lorsque l’on a travaillé toute sa vie et que l’on a cotisé, il est légitime de bénéficier d’une retraite décente : c’est aussi de cette manière que l’on réhabilite les valeurs de travail et de solidarité. Depuis 5 ans, un effort sans précédent a été engagé en faveur des retraités. En dépit du contexte de crise et de la nécessaire réduction de nos dépenses publiques, le minimum vieillesse a été revalorisé de 25%, soit près de 150€ supplémentaires chaque mois. Les pensions de réversion ont également été revues à la hausse avec un taux passant de 54% à 60% de même que les petites pensions des retraités agricoles. Nous continuerons à porter une attention toute particulière aux personnes à la retraite. C’est d’ailleurs tout l’objectif de la réforme des retraites engagée par Nicolas Sarkozy pour préserver notre système par répartition qui repose sur la solidarité intergénérationnelle. Nous aurions pu baisser les pensions de retraites comme l’a fait le gouvernement socialiste en Espagne. Cela aurait été injuste. Nous avons estimé qu’il fallait prendre en compte l’allongement de l’espérance de vie, qui est une formidable nouvelle, mais qui implique de travailler davantage si nous voulons maintenir un financement équilibré. Alors que nos amis allemands et espagnols ont repoussé l’âge de départ à la retraite à 67 ans, nos amis britanniques à 66, la France est passée à un âge légal de 62 ans tout en prenant en compte la pénibilité.
HEURES SUP’
Denis : Si la proposition du PS de supprimer les exonérations sur les heures supplémentaires venait à être appliquée, cela représenterait pour moi une perte sèche de 60 euros par mois. Par conséquent, pourriez-vous me confirmer qu’il n’est pas dans les projets de l’UMP de supprimer les exonérations sociales sur les heures supplémentaires ? Et qu’en est-il des exonérations fiscales ?
P.-Y. Bournazel : Nous croyons en la réhabilitation de la valeur travail. Trop longtemps, le travail a été perçu comme un gâteau qu’il suffirait de le partager pour supprimer le chômage. C’est toute la logique des 35h mises en place sous le gouvernement de Lionel Jospin dont les conséquences ont été catastrophiques : stagnation des salaires, désordre à l’hôpital, perte de compétitivité… Alors que tous nos partenaires choisissaient de travailler davantage, nous réduisions le temps de travail. C’est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy a souhaité libérer les possibilités de travail en défiscalisant les heures supplémentaires. L’objectif a été double : rendre du pouvoir d’achat aux salariés et redonner de la compétitivité et des marges de manœuvre à nos entreprises. Près de 9 millions de salariés qui ont choisi de travailler davantage ont vu leur pouvoir d’achat augmenter. C’est pourquoi Nicolas Sarkozy souhaite conserver les exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires.
Par ailleurs, François Hollande propose de revenir sur l’exonération des droits de succession pour les petits patrimoines. Il propose aussi l’augmentation des cotisations salariales ainsi que la suppression du quotient familial. Les classes moyennes seront les premières victimes de ce retour en arrière. La défiscalisation des heures supplémentaires fait partie des fondamentaux d’une politique économique dynamique. Nous souhaitons maintenir ce cap en baissant le coût du travail et en renforçant la culture de l’apprentissage car nous souhaitons faire de la valeur travail une valeur cardinale de notre projet pour la France.
AUTO-ENTREPRENEURS
Franco : Que comptez-vous faire pour les auto-entrepreneurs ? Est-ce que leur statut va être modifié ?
P.-Y. Bournazel : Nous avons mis en place le statut d’auto-entrepreneur en 2009. Cette réforme a connu un large succès puisque près d’un million de personnes a pu créer leur entreprise de manière simple et très rapide. Il faut continuer à encourager l’entrepreneuriat en France. La création, l’innovation et le goût d’entreprendre sont les principaux remèdes au chômage et à la grave crise que nous traversons. La création d’entreprise constitue également un formidable ascenseur social : c’est la possibilité donnée à chacun de faire preuve de son talent, de sa créativité, quel que soit son diplôme ou son origine ! Le statut d’autoentrepreneur fait partie de la palette d’outils que nous avons mis en place pour encourager l’entrepreneuriat. Nous allons continuer à agir en faveur de l’entrepreneuriat et réfléchir à l’amélioration des dispositifs existants.
L’ENTREPRISE
Anonyme : Envisagez-vous de prendre des mesures afin de protéger les gérants non salariés de sociétés en cas de liquidation judiciaire ?
P.-Y. Bournazel : Sous l’impulsion d’Hervé Novelli et de Nicolas Sarkozy, nous avons créé un nouveau statut d’entreprise : l’entreprise individuelle à responsabilité limitée. Ce statut permet notamment aux artisans et aux commerçants qui le choisissent de ne pas être responsables sur leurs biens personnels. Il était en effet injuste que les artisans et les commerçants de proximité soient saisis sur leurs biens personnels en cas de liquidation judiciaire mettant non seulement leur entreprise en faillite mais aussi leur famille en péril. Nous avons ainsi pu alléger le poids qui pèse sur les épaules des gérants non salariés. L’un des principaux obstacles à la création d’entreprise par les Français est la peur de l’échec : la création du statut d’EIRL en limitant les risques a encouragé l’entrepreneuriat. Nous continuerons d’accorder une attention très forte à la protection des gérants non salariés afin d’inciter au maximum à la création d’entreprise et de valoriser nos entrepreneurs.
Dans l’une de ses proclamations en faveur d’une prétendue moralisation de la vie publique, le candidat socialiste à l’élection présidentielle a fait une promesse : rendre inéligible pendant 10 ans tout élu condamné pour des faits de corruption. Chiche, Monsieur HOLLANDE ? Si par malheur vous deviez être élu le 6 mai prochain, seriez-vous, ainsi, prêt à l’appliquer au président socialiste de la première région de France, votre ami Jean-Paul HUCHON ?
Ce dernier a, en effet, été condamné définitivement, par la Cour d’appel de Paris, pour prise illégale d’intérêt, le 21 novembre 2008 - date à laquelle François HOLLANDE était encore premier secrétaire du parti socialiste - pour avoir favorisé l’obtention par une société de communication dans laquelle travaillait son épouse de marchés publics de la région.
Ces faits viennent, certes, clairement contredire l’affirmation de François HOLLANDE, la semaine dernière, sur France Info : « pendant toute la période où j’ai été secrétaire général du PS, il n’y a pas eu de procédures. »
Surtout, cette condamnation pour des faits à l’opposé de toute morale publique - le jugement précise bien qu’ «un intérêt personnel a prévalu à l’intérêt général » - n’a pas empêché le parti socialiste de désigner Jean-Paul HUCHON candidat à sa réélection aux élections régionales de mars 2010…
Enfin, c’est à l’occasion de ces élections régionales que Jean-Paul HUCHON a de nouveau été condamné, cette fois par le Conseil d’Etat, pour avoir utilisé les moyens de la région d’Ile-de-France, c’est-à-dire l’argent public, afin de financer sa campagne électorale. A ce titre, Jean-Paul HUCHON a été condamné à rembourser à l’Etat les frais engagés pour le financement de sa campagne électorale, soit 1,6 M d’euros.
Alors, M. HOLLANDE : il vous faudrait choisir. Vous ne pouvez pas, d’un côté, proclamer la moralisation de la vie publique et, de l’autre, placé devant les lourdes condamnations judiciaires de vos proches camarades socialistes, ne rien dire, ne rien faire et ne pas en tirer, pendant la campagne, toutes les conséquences.
Alors, François HOLLANDE, dites-nous aujourd’hui si vous êtes prêt, oui ou non, à accepter que la première collectivité de France puisse être dirigée par un socialiste deux fois lourdement condamné par la justice !
Pierre-Yves Bournazel, conseiller de Paris du XVIIIè arrondissement a dénoncé ce matin un tract diffusé par la fédération PS de Paris. Selon l'élu, le tract affirme que tous les parisiens sont socialistes.
Dernièrement, le maire (PS) de Paris Bertrand Delanoë avait affirmé que "depuis 5 ans, Paris est pris pour cible par le pouvoir d’État". Il avait ajouté: "c’est un fait : l’État, depuis 2007, n’aime pas Paris."
PierreYves Bournazel @pybournazel
Mon communiqué en réponse à Monsieur Delanoë qui ose prétendre que tout Paris soutient François Hollande.... fb.me/1Vzh1Ct6c
Un argument qui n'est pas du goût de Pierre-Yves Bournazel, également conseiller régional d'Ile-de-France. L'élu, qui est candidat aux élections législatives de Juin, a diffusé une tribune attaquant la politique de Bertrand Delanoë.
"Vous briguiez le poste de Premier Secrétaire du Parti Socialiste en vue d’une candidature à l’élection présidentielle (en 2008, ndlr). Malgré votre échec, les Parisiens ont bien compris que vous considériez avant tout votre mandat comme un tremplin pour les élections présidentielles", écrit Pierre-Yves Bournazel.
Il invite Delanoë à voter Sarkozy
Il poursuit: "au moment des primaires, vous qualifiiez François Hollande d’homme de droite. Les Parisiens apprécieront la force de vos convictions ! Encore un effort Monsieur Delanoë, puisque vous soutenez un «homme de droite» et que vous vous déclariez libéral en mai 2008, il ne vous reste plus qu’à voter Nicolas Sarkozy aux prochaines élections présidentielles" ironise le jeune élu.
Le maire de Paris "forme le vœu que les Parisiens expriment clairement leur confiance à François Hollande" a écrit Bertrand Delanoë.
En 2007, Nicolas Sarkozy était arrivé légèrement en tête du second tour de l'élection présidentielle dans les bureaux de vote parisiens.
Nicolas Sarkozy, 5 ans d’action pour Paris
Monsieur Delanoë, votre mandat de maire ne vous autorise pas à considérer tous les Parisiens comme des électeurs de Monsieur Hollande! Les Parisiens décideront librement les 22 avril et 6 mai prochains : rien ni personne ne leur dictera leur choix. Non, Monsieur Delanoë, Paris n’est pas socialiste ! Les Parisiens vivent au quotidien les conséquences de votre gestion socialiste depuis plus de 11 ans ! Vous prétendez donner des leçons de bonne gestion des finances publiques : à Paris la masse salariale a augmenté de 40% et la dette a été multipliée par deux depuis 2001 ! Vous prétendez défendre le pouvoir d’achat des classes moyennes et des plus défavorisés. Vous avez augmenté les impôts, y compris la taxe d’habitation qui touche l’ensemble des Parisiens. Pourquoi voudriez –vous que ce qui a échoué pour Paris fonctionne pour la France ?
Faire de Paris une métropole mondiale, moderne et attractive avec le Grand Paris
Conscient de votre échec, vous cherchez à l’imputer à l’Etat, prétextant une baisse des transferts financiers. Vous auriez pu encourager la mise en place de projets à l’échelle du Grand Paris menés en concertation avec les communes riveraines. Vous vous y étiez d’ailleurs engagé en 2001. La structure Paris Métropole souffre d’un manque de vision et peine à décider. Grâce à l’impulsion de Nicolas Sarkozy, le projet du Grand Paris dans l’impasse a pu enfin se concrétiser. L’Etat a investi massivement à Paris pour combler le vide de votre politique. Près de 32 milliards d’euros seront consacrés au projet du métro Grand Paris pour désenclaver les territoires périurbains, moderniser nos réseaux de transports et faire de Paris un modèle de développement. Le quartier des Batignolles, emblème du succès du Grand Paris accueillera prochainement le Tribunal de Grande Instance et deux nouvelles gares à Cardinet et Porte de Clichy. Le quartier Balard sera redynamisé en accueillant prochainement le nouveau Pentagone à la française. Vous avez promis, l’Etat a agi !
Le logement, priorité des Parisiens
Le logement est la priorité des Parisiens. Jamais le prix d’achat et le prix des loyers n’ont été aussi élevés dans la capitale. Vous vous disiez l’homme de la situation en 2001, voilà où nous en sommes aujourd’hui ! Votre politique d’attribution des logements sociaux a créé des quartiers ghetto qui concentrent les difficultés (chômage, précarité, insécurité…). A Paris, le nombre de demandeurs de logements sociaux est passé de 90 000 à 120 000 depuis votre arrivée. Une politique responsable consisterait à favoriser la diversité sociale et à construire davantage en multipliant les partenariats public-privé ou en libérant le foncier. C’est pourtant tout ce que vous vous êtes refusé à faire depuis 2001 en créant insuffisamment des logements intermédiaires et en refusant les partenariats avec le secteur privé par pure idéologie. Pire, vous avez profité de la spéculation immobilière qui vous a rapporté jusqu’à 1 milliard d’euros par an. Qu’avez-vous fait de cette manne ? Dans le même temps, l’Etat investissait massivement en triplant le nombre de logements construits sous l’impulsion du plan Borloo ! Vous avez promis, l’Etat a agi !
Investir massivement dans la recherche et l’université
En cohérence avec le projet du Grand Paris, le rôle moteur de la région parisienne en matière d’innovation et de recherche a été réaffirmé avec le Grand Emprunt : le plateau de Saclay, le PRES Sorbonne Universités, ou encore Paris-Cité, lauréats des initiatives d’excellence bénéficieront de moyens supplémentaires. Vous aviez promis de consacrer 1 milliard d’euros aux universités parisiennes, qu’en est-il ? Grâce à l’impulsion du chef de l’Etat, la création du campus Condorcet Paris-Aubervilliers permettra de développer des coopérations à l’échelle du Grand Paris dans des quartiers populaires avec un site situé Porte de la Chapelle dans le 18ème arrondissement. 450 millions d’euros seront ainsi investis pour permettre à un campus de 15 000 personnes de rayonner à l’international. Vous avez promis, l’Etat a agi !
Développer les énergies renouvelables et faire de Paris une ville durable
Le Grand emprunt a également permis un effort considérable afin de développer les énergies renouvelables. 5,1 milliards d’euros seront investis en faveur du développement durable. La France augmente ainsi de 600% sa production d’énergie solaire et de 85% sa production d’énergie éolienne. Depuis dix ans, Paris a pris un retard important par rapport aux grandes métropoles européennes en matière d’écologie. Paris n’est pas devenue un exemple de ville écologique. Que sont devenus vos engagements de 2001 ? Certes, le Vélib et le projet Autolib sont à mettre à votre crédit et nous nous félicitons de ce succès. Pour autant une politique ambitieuse en matière d’environnement ne se résume pas à ces seules initiatives.
M. Delanoë, qu’avez-vous fait de vos promesses ?
Vous aviez fait de l’exemplarité un des axes forts de votre campagne lors des élections municipales en promettant notamment de vous consacrer exclusivement à votre mandat de Maire. Pourtant, en 2008, vous briguiez le poste de Premier Secrétaire du Parti Socialiste en vue d’une candidature à l’élection présidentielle. Malgré votre échec, les Parisiens ont bien compris que vous considériez avant tout votre mandat comme un tremplin pour les élections présidentielles. En plus de dix ans, vous avez augmenté votre indemnité de 51%, bel exemple au moment où votre candidat prétend vouloir réduire la rémunération des élus ! Au moment des primaires, vous qualifiiez François Hollande d’homme de droite ! Les Parisiens apprécieront la force de vos convictions ! Encore un effort Monsieur Delanoë, puisque vous soutenez un « homme de droite » et que vous vous déclariez libéral en mai 2008, il ne vous reste plus qu’à voter Nicolas Sarkozy aux prochaines élections présidentielles ! Depuis 11 ans, Paris prend du retard sur les grandes métropoles mondiales. Depuis cinq ans, l’Etat agit lui sans relâche pour Paris.
Depuis 2001, vous gérez le ministère de la parole et des vaines promesses : explosion de la dette de Paris, construction insuffisante de logements, gestion calamiteuse du logement social, promesses non tenues. Une autre vision de Paris est pourtant possible : celle d’un Paris qui rayonne, attractif sur le plan économique et culturel, exemplaire en matière d’écologie, efficace et juste dans sa politique du logement. C’est ce Paris-là que nous entendons promouvoir.